On jardine comme on vit

Un nouveau rendez-vous!

 Ici, j'ai l'intention de vous jaser. Je vous jase souvent, vous me direz, mais ici, j'ai envie qu'on aille un peu plus loin. Voici donc le premier d'une série d'articles que je vous invite à découvrir.


On va quand même parler d'horticulture!

J'aimerais beaucoup, dans ces articles, aborder l'horticulture comme on ne le fait pas souvent. Pratiquement jamais, pour tout dire.

 Dans la vie de tous les jours, vous le savez, l'horticulture est mon métier et je dois en vivre. Cette Marthe-là n'a pas le choix d'être une femme d'affaires qui doit réaliser des profits et n'a pas toujours le temps de s'arrêter pour s'émerveiller, ou analyser ce qui se passe autour d'elle, dans les serres.

Mais il y a aussi Marthe l'horticultrice dans sa cour, la Marthe que je vous ai fait connaître. Celle qui essaie de vous emmener vers une façon bien différente d'aborder l'horticulture et le jardinage.

Rien ne fonctionne séparément

J'ai la ferme conviction que les plantes, les animaux et les êtres humains vivent en symbiose. Si l'un des trois arrête cette merveilleuse chaîne, tout se détruira, et cela, très rapidement. Je vais peut-être vous étonner en vous disant que j'entretiens un certain dialogue avec mes plantes. Bien sûr, elles ne me parlent pas avec des mots (si ça arrive un jour, j'avertis Minou pour qu'il réagisse, promis!), mais avec des réactions, des maladies fongiques, des feuilles jaunes. 

 Les plantes nous écoutent aussi

Là-dessus, je vais vous raconter une anecdote. Une de mes employées, qui travaillait avec moi depuis au moins 5 ans au repiquage (elle transplantait les jeunes plants qui étaient issus des semis), et qui réussissait son travail à merveille, a subi un printemps la perte de son conjoint. Le deuil est une émotion très forte et, à ma grande surprise, les plants ont ressenti le deuil de mon employée. Je dirais, et cela sans exagérer, que 70 % de ce qu'elle repiquait mourait quelques jours après. Cette année-là, je n'ai pas eu le choix de lui demander d'effectuer un autre travail, dans les serres, le temps que son chagrin s'estompe.

Un merci tout particulier à mes concombres!

Moi-même, c'est grâce à mes concombres que j'ai découvert que j'avais une tumeur à la glande thyroïde. Chaque année, je plantais 250 concombres dans ma serre, dès que j'avais fini les fleurs. À cette époque, le lendemain de ma journée habituelle de concombres, j'entre dans la serre, il en restait deux en vie. Deux! Cette fois-là, je n'ai pas eu le choix de m'arrêter et d'analyser ce qui se passait. Résultat : je me suis rendue à l'hôpital et j'ai dit : « Je ne sais pas ce que j'ai, mais j'ai quelque chose. » Après quelques tests, ils ont découvert ma tumeur.

Les plantes nous parlent, nous nourrissent et sont une source de joie dans nos vies, si on sait leur laisser cette place. Je vous le dis: ON JARDINE COMME ON VIT! Si cette approche vous intéresse, suivez-moi dans cette aventure. Marthe xxx

Sauvons le monde, une bouchée à la fois!
 

Commentaires 4

Invité - Anne ÙFavreau le mercredi 28 novembre 2018 16:25

Comme c'est rafraîchissant de vous lire ! Moi qui n'a le pouce vert que pour les fines herbes (et encore, l'été dernier mon beau basilic fut attaqué par des tites beubittes )

Comme c'est rafraîchissant de vous lire ! Moi qui n'a le pouce vert que pour les fines herbes (et encore, l'été dernier mon beau basilic fut attaqué par des tites beubittes )
Marthe Laverdière le mercredi 28 novembre 2018 16:47

Merci Anne! Pas de stress avec ça, même si ça finit en compost, c'est de l'horticulture quand même, bye marthe xx

Merci Anne! Pas de stress avec ça, même si ça finit en compost, c'est de l'horticulture quand même, bye marthe xx
Invité - Christine Brisson le samedi 1 décembre 2018 11:47

Merci Marthe, tu as bien raison au plaisir de te lire

Merci Marthe, tu as bien raison au plaisir de te lire :D
Marthe Laverdière le samedi 1 décembre 2018 14:35

Merci Christine xx

Merci Christine xx
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Invité
mercredi 13 novembre 2019